
Intervention de l’Ingénieur Malherbe COLAS
Rotary Club de Port-au-Prince.-
Révérend Père et Consorts
Chers Amis, Fidèles et Coreligionnaires,
Président Gabby
Past-District Gouverneur Amos
Pasteur Eddy
Chers Rotariens, Rotariennes
Rotary-Ans Rotary-Anns, Rotaractiens, Rotaractiennes de mon Club Bien-aimé,
Un pèlerinage à travers les temps révolus nous guide vers une panoplie d’objets appelés soit pour annoncer la présence d’une autorité, soit pour convier ou engager à un événement imprévu, soit aussi pour prédire une catastrophe ou encore mieux pour alerter sur un danger imminent. Ils furent de formes diverses : rondes, carrx130es, longues, courtes ou tubulaires. De même, la matière utilisée pour les confectionner, les fabriquer ou les couler a varié suivant les différents âges et les différentes étapes de leur évolution.
Les cloches, (du latin clocca, mot celtique) comme il convenait de les nommer, ont servi aux bergers des reculés. Attachées au cou des unités de leurs troupeaux, elles permettaient de fixer la position exacte d’une brebis égarée. Ne vous étonnez pas si vous apprenez aujourd’hui qu’elles étaient à cette époque taillées dans du bois sonore et retentissant.
A l’Occident, associée aux activités religieuses, telles pour appeler les fidèles à la prière, pour marquer des points imposants dans le service et pour annoncer le mariage, la naissance, la mort, la victoire, voire même pour marquer les heures sur les navires, la première utilisation des grandes cloches date du sixième siècle.
En fait, le coulage des cloches commença à l’âge du bronze. Mais cet art fut perdu en Europe et y fut redécouvert au huitième ou neuvième siècle. La plus grande cloche jamais coulée fut le Tsar cloche à Moscou qui mesure 5,75m de haut et 6,75 de diamètre, pesant 181 tonnes métriques. La plus grande en Angleterre à la cathédrale St-Paul de Londres pèse 15 tonnes métriques soit $ 17 .00 US tonnes.
Il faut faire remarquer que les cloches fonctionnent sur plusieurs intonations : a) le carillon, le tintement ou sonnerie habituelle et l’horlogerie. Il faut aussi savoir différencier le carillon proprement dit produit par une rangée de cloches sur une échelle de deux à quatre octaves du carillon sur une échelle de moins de deux octaves, carillon qui s’exécutaient tous deux autrefois à la main. Avec l’évolution de la technique, ces intonations se font plutôt d’une façon mécanique en opérant à partir d’un tableau où les opérateurs peuvent faire fonctionner une série de 5 à 15 cloches à la fois, produisant des notes mélodiques d’une grande complexité de permutations mathématiques réclamant une forte concentration et une endurance solide de la part des dits opérateurs.
Ce serait tout à fait erroné de penser que ces instruments sont surtout et seulement utilisés dans les cathédrales et les églises. La bonne musique, entre autres introduit elle aussi l’utilisation de la cloche parmi les instruments qui font en particulier toutes les délices de son répertoire. L’Orchestre Saint Trinité plus près de nous, par l’intermédiaire de ses petits clochers, il n’y a pas longtemps de cela a attiré, ébloui et enchanté toute la société haïtienne et étrangère dans ses alléchants morceaux musicaux.
Parmi ces instruments très connus à travers le monde, il faut citer :
Révérend Père Calixte Curé de cette Eglise
Chers Fidèles de l’Eglise Divine Miséricorde de Péguy-Ville
Chers Amis,
Frères et Sœurs Rotariens Rotariennes de mon Club bien-aimé
J’éprouve aujourd’hui un incommensurable plaisir à participer à cette belle rencontre réunissant des laïques, des frères, des sœurs, des inconnus venus de divers horizons du territoire et de cultes différents pour célébrer ensemble dans une parfaite communion de fraternité cette belle et prestigieuse inauguration du clocher de cette église. Cette cloche, notre cloche dis-je, même si elle ne saurait se mesurer à la grandeur et à la splendeur des différentes unités ci-devant citées à travers le monde, même si elle ne peut non plus rivaliser avec toutes les cloches haut perchées au sommet de la Cathédrale de Port-au-Prince, avec celles de la Cathédrale des Gonaïves, fière cité de notre Indépendance, héroïque ou celles de la Cathédrale des Cayes et j’en passe, votre cloche dis-je fait la fierté des Péguy-Villois et Péguy-Villoises et rehausse à n’en pas douter l’architecture de votre Eglise Divine Miséricorde. Son timbre particulier à lui seul n’a rien à envier aux autres cloches du pays.
Les cloches sont divisées en trois catégories :
Le souci de la communauté, le comité y affèrent et le service combien noble de mon club concrétisent aujourd’hui une idée tant rêvée en un réel monument coulé dans du béton armé. Sa réalisation a été vraiment délicate vu l’exigüité de l’emplacement proposé, l’éloignement du site par rapport à la demeure des différents acteurs de sa construction, les fréquentes pluies qui stoppèrent en maintes occasions les fouilles nécessaires à l’établissement de la semelle de base et l’obligation pour l’ingénieur d’être souvent présent au chantier pour le contrôle des mesures par rapport à la grandeur exigée de la cloche évitant ainsi à l’achèvement de la tour toute probable surprise à la fixation de la cloche proprement dite.
Les différentes options envisagées conclurent en un choix particulier : Placer la cloche à un niveau plus élevé que celui de la toiture de l’église pour lui permettre de dominer toute la vallée environnante, avec ses 3000 livres de poids mort, il a fallu considérer une stabilité de base de telle sorte que le moment de renversement provoqué par son mouvement oscillatoire vertical ne vienne désarticuler l’ensemble et compromettre cette stabilité. Aussi une masse de béton armé de 0,50 m de hauteur sur 2,50 m de longueur et de 1,40 m de largeur suffisait amplement pour équilibrer et combattre ce moment de renversement.
Quatre colonnes de 10,91 ml de haut et de 0,112 m² de section rigidifiées par 4 rangées de poutrelles supportent la cage haute de 1,50 ml que surmonte la toiture en profilés soudés et en tôles galvanisées.
Si l’on se réfère au devis préparé en conséquence dont le montant s’éleva à US $ 5.440,46 dollars, l’on comprendra que le Past-président Eddy Handal du Rotary Club de Port-au-Prince fit l’impossible dans le support inconditionnel de certains matériaux et l’embellissement de l’environnement à travers la reprise du mur de clôture et le bétonnage du trottoir extérieur.
Président Eddy, notre Club t’en sait profondément gré….Chapeau !
Pour parachever l’ensemble, une croix lumineuse plonge sa tête, aux époques brumeuses, jusqu’aux entrailles de la voûte céleste comme elle voudrait à côté des plus brillantes étoiles aider elle aussi à l’éclairage du firmament Eternel. Vu le coût exagéré réclamé par des techniciens en enseignes lumineuses, cette croix, je l’ai fabriquée moi-même, à la maison de mes propres mains fabriquée pour soulager notre devis et je m’en suis félicité moi-même de l’avoir réalisé comme dessinée, avant même de recevoir les divers compliments venus de tout un concert de voix crédibles : Quelle outrecuidance, quelle présomption, hélas !
Rien ne dure indéfiniment, tout passe. Et vous en avez tous la certitude. Les biens matériels s’effritent avec le temps pour disparaître un jour. Toute fois les soins apportés à leur conservation ralentissent leur pourrissement et prolongent leur vie. Aussi, il ne suffira pas seulement aux usagers de l’objet de cette belle et somptueuse inauguration de tirer sur les 40 pieds de corde de nylon pour réveiller, avertir, inviter les braves Péguy-Villois et Péguy-Villoises par le plus extraordinaire des carillons, mais aussi et surtout de veiller à l’entretien presque semestriel du seul petit support en bois boulonné à la dernière rangée des poutrelles. Un quart de peinture à huile suffit pour le bois et quelques cm³ de graisse dure pour les rouleaux à billes et le battant.
Je m’en voudrais sévèrement si ce matin je ne profiterais de l’occasion pour remercier publiquement toute l’équipe ayant participé à l’érection de l’ouvrage en particulier le forman Gérard JEAN, à titre postume, ayant rendu l’âme le dimanche 2 décembre dernier, à Madame Nathacha et aux autres attachés de l’église pour leur courtoise coopération quand à la surveillance des matériaux et outils en l’occurrence, Révérend Père Calixte dont la sagesse et la patience ont été sans limite. Mes remerciements à vous tous ici présents pour l’attentive écoute accordée à mon intervention.
Merci encore
Péguy-Ville, ce 6 Avril 2008
Malherbe COLAS, Ing
Past-Président du Rotary Club de Port-au-Prince (1997-1998)
Pasteur-District Trésorier (2002-2003)